Dépôt de garantie en LMNP : règles, plafond, restitution et bonnes pratiques

Le dépôt de garantie est un mécanisme courant en location meublée, mais son traitement — juridique, comptable et fiscal — obéit à des règles précises que beaucoup de bailleurs LMNP méconnaissent. Mal géré, il devient une source de litiges avec le locataire ou d'incohérences dans la comptabilité. Bien encadré dès la rédaction du bail, il reste un outil simple et sécurisé.
Le statut fiscal du dépôt de garantie dépend entièrement de ce qui lui arrive en fin de bail :
Les règles légales incontournables à respecter :
Les risques d'une mauvaise gestion :
Avant de commencer : vérifiez que le montant du dépôt de garantie de chaque bail en cours est bien inférieur ou égal à deux mois de loyer hors charges. Si un bail existant prévoit un montant supérieur, la clause est nulle — le locataire peut en demander le remboursement de la fraction excédentaire.
Clause nulle à éviter : toute clause prévoyant un dépôt supérieur à 2 mois HC est nulle de plein droit — même si le locataire l'a signée. Il peut en demander le remboursement de la fraction excédentaire à tout moment pendant le bail. LMG calcule automatiquement le plafond applicable selon le loyer saisi.
Astuce LMG : LMG enregistre le dépôt de garantie séparément des loyers dès la saisie. Il n'apparaît pas dans les recettes de l'exercice et ne remonte pas dans la liasse fiscale comme produit — tant qu'il n'est pas retenu.
✓ Résultat attendu : le dépôt de garantie est encaissé hors recettes, suivi isolément par locataire dans LMG, restitué dans les délais avec preuves archivées, et toute retenue est enregistrée comme produit imposable avec les justificatifs correspondants. Le dossier est cohérent entre le bail, la comptabilité et les pièces justificatives.